Le 14 avril débutait une nouvelle série de négociations entre la Direction et les organisations syndicales représentatives (CFE-CGC, CFDT, CFTC et Solidaires Informatiques), série qui va s’étaler sur plusieurs mois. Vos représentants CFE-CGC s’y sont rendus avec détermination et un dossier solidement préparé.

Deux thèmes sont actuellement en cours de négociation

  • Le dialogue social dans le contexte du développement de l’IA

  • Les astreintes

  • Le dialogue social dans le contexte du développement de l’IA

Dans un contexte marqué par le développement de l’usage de l’IA au sein d’Inetum, sans le garde-fou que représentent les instances représentatives du personnel, il devenait grand temps de lancer cette négociation. En effet, comment s’assurer que l’IA ne soit pas simplement un outil de rentabilité ou de rationalisation du travail, mais serve réellement les intérêts des salariés ainsi que des utilisateurs, sans un dialogue social autour de son déploiement ?

La Direction a mis sur la table des propositions axées sur la mise en place d’une commission dédiée au sein du CSE Central et qui laisse beaucoup de zones d’ombres.

De son côté, la CFE-CGC est venue avec un dossier étoffé, beaucoup de questions et de contre-propositions. Pour l’essentiel, la CFE-CGC soulève les points suivants :

    • L’accord de méthode proposé ne protège pas suffisamment les salariés

    • Pour des raisons de sécurité et de confidentialité, la nécessité que les données soient hébergées en Europe

    • L’absence d’étude d’impact sur la charge et les conditions de travail

    • La Direction se pose en unique décideur du fonctionnement de cette commission. Or celui-ci doit être coconstruit.

    • L’absence de référence à l’IA European Act

La CFE-CGC se félicite qu’un véritable dialogue se soit instauré lors de cette négociation, ce qui est suffisamment rare pour être souligné !

  • Les astreintes

Sans surprise, la Direction a mis sur la table un projet d’accord reprenant pour l’essentiel l’accord actuel de 2022, signé par la CFE-CGC

    • En retirant ce qui la dérange, à savoir la limitation à 25 semaines calendaires d’astreinte par année civile.

    • En proposant une revalorisation ridicule des primes d’astreintes de 3%, alors que depuis 2022, l’inflation cumulée est de 13%. Heureusement que le ridicule ne tue pas.

Ce à quoi la CFE-CGC répond par des revendications portant sur :

    • Le respect des règles sur les astreintes, passant par une meilleure information des managers qui sont de bonne volonté et un meilleur contrôle des managers qui essaient de contourner les règles.

    • Une revalorisation des primes d’astreintes de 20%, pour tenir compte de l’inflation à venir.

    • Une réduction du plafond de jours d’astreintes de 140 jours calendaires (40% de l’année) à 91 jours calendaires (25% de l’année).

La prochaine réunion portant sur ces 2 thèmes est le 21 mai. Suite à retrouver dans notre prochaine lettre.

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