|
L’accord en vigueur sur le handicap arrivant à échéance fin 2026, les négociations ont débuté pour le renouveler, dans un nouveau cadre renforçant le rôle de l’Agefiph (Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées), où siège notamment la CFE–CGC.
Ces négociations sont l’occasion de renforcer l’égalité des chances et d’améliorer les conditions de travail des salariés en situation de handicap, sujet sur lequel la CFE–CGC est en pointe à tous les niveaux.
Mieux prévenir les risques professionnels
La CFE–CGC constate que les situations de travail des salariés RQTH sont encore trop peu prises en compte dans les DUERP (Documents Uniques d’Évaluation des Risques Professionnels). Pourtant, des enjeux liés à l’accessibilité, à la mobilité, à la fatigue ou à l’organisation du travail peuvent entraîner des conséquences sur la
santé.
La CFE–CGC demande :
-
Une évolution des DUERP afin d’intégrer les risques spécifiques liés au handicap et de renforcer la prévention pour tous les salariés.
-
La mise en place d’une enquête annuelle auprès des salariés, ainsi qu’une meilleure information sur les dispositifs favorisant l’accès, le retour ou le maintien dans l’emploi.
Garantir des aménagements adaptés et lutter contre les discriminations
La CFE–CGC demande que :
-
Les préconisations de la médecine du travail soient appliquées pour tous les salariés concernés, y compris les représentants du personnel et les salariés en intermission.
-
Un libellé « congé handicap » soit ajouté dans Chronotime.
-
Les aménagements de poste puissent être déployés autant de fois que nécessaire lorsqu’un salarié exerce sur plusieurs sites ou dans plusieurs environnements de travail.
-
La direction prenne les mesures nécessaires au respect des matériels et mobiliers aménagés des salariés handicapés, par les salariés auxquels ils ne sont pas destinés (sensibilisation, affichage, etc.).
Accompagner les salariés tout au long de leur parcours
La CFE–CGC demande :
-
La mise en place d’une prime de 3 000 € lors de la déclaration de handicap, puis de 2 500 € tous les trois ans.
-
Le développement, la sensibilisation et la formation de l’ensemble des acteurs de l’entreprise : managers, recruteurs, RRH, responsables de projets et salariés volontaires. L’objectif est de mieux comprendre les situations de handicap, faciliter les aménagements et garantir la confidentialité des informations personnelles.
-
La mise en place de plans de carrière individualisés avec des formations adaptées ainsi qu’un renforcement des dispositifs de maintien dans l’emploi et de reconversion professionnelle en lien avec la médecine du travail.
-
Une augmentation à 500 € du CESU et une attribution plus souple des chèques CESU.
Mesurer les résultats et renforcer la transparence
Enfin, la CFE–CGC réclame la création d’indicateurs de suivi détaillés sur l’emploi, le recrutement, la formation, le maintien dans l’emploi, la sensibilisation et la santé des salariés concernés. Ces données sont essentielles pour évaluer l’efficacité des actions mises en œuvre et identifier les axes de progrès.
Une ambition collective
À travers ces revendications, la CFE–CGC défend une vision inclusive de l’entreprise, où chacun peut bénéficier d’un environnement de travail adapté à sa situation. Une entreprise plus inclusive est aussi une entreprise plus attentive à la santé, à l’engagement et à la réussite de tous.
|