Mise en place des nouvelles IRP* 2019 : le double-jeu de la Direction

Le 31 août 2018


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 : Gfi – CFE-CGC – Commission Salaires – Agenda des rencontres 

* IRP : Instances Représentatives du Personnel

Finalement le suspens évoqué fin juillet aura été de courte durée : la CFDT n’a pas signé l’accord d’entreprise qui prévoyait une nouvelle organisation des IRP dans l’UES pour les 4 années à venir, via un CSE national pour Gfi Informatique (8312 salariés) en remplacement des actuels CE régionaux, un CSE national pour Gfi Progiciels(1039 salariés) et la création de 97 représentants régionaux de proximité dotés de moyens équivalents aux actuels CHSCT.

Signé par la CFE-CGC et la CFTC, le texte n’a pas rassemblé de majorité syndicale. Il ne sera donc pas appliqué. D’ailleurs, pouvait-on vraiment parler de « suspens » ? A la réflexion, probablement pas.

La « négociation » avait en effet démarré en mai, de bien curieuse façon. Dans le même temps où la Direction posait le projet sur la table, elle annonçait aussi le plan B, à savoir : 7 CSE régionaux dans Gfi Informatique à l’identique des 7 CE historiques en place depuis 25 ans, autant dire le parfait contraire du projet !

La tentation du statu quo était donc grande pour SUD Groupe Gfi qui l’a aussitôt enfourchée en se désintéressant totalement de faire progresser le texte par la négociation (ce qui signifiait qu’il ne le signerait pas), suivi un peu plus tard, par la CFDT.

On peut donc raisonnablement s’interroger sur l’attitude de la Direction, fine connaisseuse des intérêts particuliers de certaine(s) Organisation(s) Syndicale(s), en maniant ainsi un double-jeu dont l’issue était statistiquement prévisible : souhaitait-elle vraiment la mise en place du texte qu’elle faisait mine de promouvoir ?

Pour la CFE-CGC, dans le contexte 2018 du Groupe Gfi, détenu depuis tout juste un mois, à plus de 95% par l’actionnaire qatari Mannai, le moment était venu de mettre en place, autant qu’il était possible, des IRP centralisées, forces de frappe efficaces et réactives au service de l’intérêt général et du maintien de l’emploi de la communauté de travail des 10.000 salariés de l’UES.

Les perspectives du plan de développement « Boost 2020 » terriblement (trop ?) ambitieux, dûment élaboré par le plus renommé et très onéreux Cabinet international de conseil en stratégie, associées à une gestion interne du Groupe hyper centralisée (le véritable poste de commandement est dans le bureau du PDG) ouvrent une période de très fortes turbulences.

La conjonction avec les Ordonnances Macron qui révolutionnent complètement la représentation du personnel dans les entreprises et facilitent une gestion « optimisée » de leurs effectifs, la rend particulièrement dangereuse pour les salariés !

Telles étaient les raisons profondes de l’investissement de la CFE-CGC dans le projet initial.

Ceci posé, notre détermination à constituer des listes de candidats dans chacun des 8 CSE de l’UES, puisque telle sera finalement l’organisation retenue pour les élections de février 2019, reste intacte, et nous ne doutons pas de la mobilisation et du soutien de la majorité des salariés en ce sens !

UES Gfi Informatique au 1er novembre 2018

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Gfi Informatique (8312 salariés, 7 territoires régionaux), après fusion de COGNITIS France (305), GARSYS (69), Gfi INFOGEN SYSTEMS (94), Gfi Informatique PRODUCTION (2095), Gfi Informatique TELECOM (102)

+

Gfi Progiciels (1039 salariés, 23 sites géographiques), après fusion d’ITN (121 salariés)