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« BOOST 2020 » : c’est parti !

 


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Coup de froid sur les résultats Gfi France,

pour l’exercice 2017!

Le 28 février 2018

La météo est polaire sur tout le territoire. Il ne faut pas compter sur les résultats 2017 de Gfi France pour nous réchauffer (https://www.gfi.world/fr/presse/communique/269-resultats-annuels-2017 !)

Avec une croissance de Chiffre d’Affaires (CA) quasi étale par rapport à 2016, tant en organique (+0,4%) qu’en externe (+0,8%), et surtout une rentabilité (Marge Opérationnelle/CA) qui régresse depuis 3 exercices : 7% en 2015, 5,9% en 2016 puis 5,7% en 2017, dans un contexte pourtant favorable pour les ESN, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans la machine !

Les boucs-émissaires pointés par la Direction comme « un calendrier défavorable » (2 jours ouvrés de moins en 2017 qu’en 2016, ce qui, nous semble-t-il, est aussi le cas pour toutes les autres ESN) ou « la baisse attendue de l’activité liée au contrat Outsourcing 3SI signé en 2016 » n’expliquent certainement pas tout.

Quand la tendance est récurrente, les raisons sont à rechercher plus profondément, au cœur du réacteur.

Il semblerait que c’est exactement ce qu’a fait l’actionnaire qatari Mannai (qui détient plus de 80% du capital de Gfi et pourrait monter à 95% voire plus) : une fois sa période d’observation écoulée (2016-2017), il a fait mettre en place en janvier 2018, un plan stratégique « BOOST 2020 » totalement à sa main (cf notre lettre n°220 du 31/01/2018), en s’appuyant sur l’expertise du cabinet international de conseil en stratégie le plus renommé (et le plus coûteux ?) au monde.

Même si les résultats 2017 du Groupe (international inclus) sont en progression (comment pouvait-il en être autrement avec les nombreuses acquisitions réalisées courant 2016 ?), il ne faut pas oublier que Mannai attendait un résultat net 2017 de 42M€ car, en 2015, on (consensus ex-actionnaires majoritaires APAX/Boussard + Direction) lui avait laissé entendre que c’était possible ! Or, il est « seulement » de 37,3M€. Il manque près de 5M€. Grosse déception. Branle-bas de combat.

Le plan qui démarre et surtout sa méthodologie de suivi, sur la base d’une batterie d’indicateurs à produire mois par mois, semaine par semaine (heure par heure ?) montre que Gfi a changé de paradigme. Conséquence : certains suivront (ou survivront), d’autres tomberont !

Déjà, en janvier, le Directeur de la Branche SW*(en poste depuis 6 ans) est tombé, aussitôt remplacé, mais accompagné d’un Directeur des Opérations chargé de détecter la moindre dérive dans le moindre projet et surtout de prendre les mesures de redressement qui conviennent, au niveau qui convient : on peut craindre que chacun soit concerné, du haut en bas de la hiérarchie. Les ordonnances Macron ont bien préparé le terrain pour faciliter les choses.

La Direction ne s’est pas cachée d’aller chercher à l’extérieur, les meilleurs candidats pour les mettre au service du Groupe. Preuve que les remplaçants sont déjà à l’échauffement : la question est juste de savoir à quel moment ils entreront sur le terrain et à quel prix !

La surenchère salariale est sur le seuil : les « meilleurs » ne viendront pas pour les 1000 ballons rouges de la Saint Valentin mais pour des salaires hors norme ! Les salariés déjà en postes à Gfi vont devoir se serrer la ceinture !