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Aujourd’hui, le gros problème d’Inetum s’appelle Bain Capital. Avec 2,31 milliards d’euros de chiffres d’affaires en 2025 (2,42 en 2024) et une marge opérationnelle en berne à 5,8% (contre 7,6% en 2024), Inetum est très loin des objectifs assignés par son nouveau propriétaire lors du rachat en 2022. Celui-ci tablait alors sur un chiffre d’affaires à 3 milliards d’euros et sur une marge opérationnelle à 10%. Le vrai sujet reste celui de la dette contractée par notre actionnaire pour l’acquisition d’Inetum. Avec une dette nette qui excède le milliard d’euros et une rentabilité inférieure aux attentes, Bain Capital peine à se désendetter selon le calendrier prévu. Les dégradations successives des agences de notation (S&P et Moody’s) sont là pour attester des difficultés de Bain Capital à déboucler l’opération Inetum dans les conditions de profitabilité prévues. Les conséquences pour Inetum sont une pression toujours accrue sur les salariés avec en ligne de mire une profitabilité financière sans cesse optimisée. D’où les réorganisations qui se succèdent à un rythme effréné, la valse des dirigeants assis en permanence sur un siège éjectable, la déperdition dramatique des compétences et des talents liée aux licenciements perlés derrière lesquels se cachent la sinistre réalité d’un Plan Social d’Entreprise de plus en plus mal déguisé… Nous n’avons aucune visibilité sur les intentions de Bain Capital qui se livre à des opérations de relooking interne comme la recapitalisation massive de Granite France Bidco (holding détenteur d’Inetum) ou le transfert en 2 temps de Nextpublica (ex Software) hors du périmètre d’Inetum avec un mécanisme de crédit vendeur particulièrement opaque. Mais Inetum existe en dehors de Bain Capital. Inetum, ce se sont près de 30 000 salariés dans le monde, présents dans 27 pays et qui disposent d’un savoir-faire et d’une expérience reconnus par nos nombreux clients. Il est important que les problèmes de notre actionnaire ne deviennent pas les nôtres, que nous conservions un modèle économique sain et que nos capacités opérationnelles puissent être préservées durant cette phase particulièrement éprouvante de LBO. C’est à ces conditions que nous pourrons enfin émerger après le départ de Bain Capital. |

Tombé dans le giron de Bain Capital en juillet 2022, il est pertinent de faire un point 4 ans plus tard sur la réalité économique de notre groupe et sur son devenir. Bonne nouvelle, même si la situation n’est pas rose, Inetum et ses filiales continuent d’être profitables malgré la conjoncture assez terne qui plane sur le secteur des ESN.