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Depuis, l’implication remarquable des ADA et ADV se heurte à des définitions de postes parfois floues, des réorganisations successives, une pression de plus en plus forte. Le non-remplacement des départs, surtout chez les ADV, entraîne une charge de travail et une charge mentale toujours plus importantes, ainsi que l’inquiétude des salariés restants qui voient partir des collègues expérimentés et appréciés. D’autant plus lorsque les départs sont contraints. Que ce soit par des mutations « fortement encouragées » vers d’autres postes (ADA, gestionnaire de paye, etc.), ou pire encore en poussant les salariés à démissionner à force de pressions, de découragements. Serait-ce le début de la fin des ADV en France ? Pendant ce temps, la Direction persiste à tenir un discours rassurant sur la charge de travail, la stabilité des effectifs des ADA et une transformation « positive ». Ce discours rassurant de la Direction est tellement loin de la réalité vécue par les ADA / ADV, que vos représentants CFE-CGC s’interrogent sur les objectifs réels de la Direction : une délocalisation vers des pays à plus bas coûts, une disparition pure et simple de ces métiers comme cela s’est passée dans d’autres ESN ? Les non-remplacements au sein d’autres fonctions supports (comptabilité, paye, etc.) nous font craindre que ceux des ADA / ADV ne soient que le début d’un mouvement plus global touchant toutes les fonctions supports ! |

La spécialisation des équipes d’assistants de gestion en deux filières ADA (assistance d’agence) et ADV (assistance des ventes) lancée en 2024, devait soi-disant résorber leurs difficultés quotidiennes. Or, la réalité est loin de ce discours de façade, comme en témoigne les salariés concernés et le confirment les expertises lancées par vos représentants au CSE Central depuis 2024. Dès le début, ces expertises mettaient en évidence un projet immature, inabouti et lacunaire, avec cependant des disparités régionales.