Sans surprise, les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) entre la direction et les organisations syndicales représentatives (CFE-CGC, CFDT, CFTC et Solidaires Informatiques), qui n’ont lieu que parce qu’elles sont obligatoires, se sont terminées en janvier sur un constat globalement décevant.

Nous pouvons tout de même nous réjouir de la prise en compte de revendications que la CFE-CGC porte depuis de nombreuses années, comme quoi la ténacité peut parfois aboutir :

  • Que les salariés soient systématiquement informés des augmentations obtenues.

  • La mise en place du forfait mobilité durable, consacré aux transports dit « à mobilité douce » à savoir vélo (électrique ou non), covoiturage, transports en communs (abonnements et tickets à l’unité) ; mais seulement à compter du 1er juillet 2026. Nous en reparlerons d’ici là.

  • L’amélioration du « Compte Épargne Solidarité » (voir article ci-joint)

  • Le doublement de l’indemnité Borloo pour les temps de trajet inhabituel, qui passe de 15€ (maximum) par semaine à 30€ (maximum).

  • La mise en place d’un minimum de 500€ d’augmentation dans le cadre de l’égalité hommes/femmes.

Ces mesures sont loin de compenser la faiblesse des mesures salariales, qui sont les plus attendues par les salariés :

  • Aucune augmentation générale !
  • Une enveloppe de seulement 1,47% pour les augmentations individuelles, avec un plancher de 800€
  • Pour les salariés en modalité 2 (réalisation de mission) dont la rémunération annuelle 2025 était inférieure à 47100€, un complément de rémunération est versé en janvier 2026, afin de respecter l’accord ARTT par lequel leur rémunération annuelle doit être supérieure au plafond annuel de la sécurité sociale, soit 47100€,
  • Des mesures dites « collectives », avec effet seulement au 1er juillet, alors que dans beaucoup d’entreprises les augmentations se font au 1er janvier :

    • Une augmentation de 3% pour les salariés dont le salaire est inférieur à 33000€ par an, avec un plancher à 500€. Cette mesure sur les bas salaires est positive mais insuffisante.

    • Une augmentation de 3% pour les salariés ayant moins de 26 ans au 1er juillet.*

    • ne augmentation autour de 1000-1500€ pour les salariés non augmentés depuis le 31 décembre 2021. Alors que linflation sur la même période avoisine les 15% ce montant est ridicule et nous demandons une fois encore que les salariés ne restent pas plus de 2 ans sans augmentation.

    • La prime de repas pour les travailleurs de nuit passe à 7,50 €.

Vos représentants CFE-CGC restent et resteront mobilisés afin d’obtenir l’amélioration de votre pouvoir d’achat.

Pour cela ils auront besoin de votre soutien au cours de leur mandat, notamment lors des prochaines élections dans les CSE.